Bureau Opérationnel du Suivi du Plan Sénégal Emergent
Contenu en cours d'actualisation

Hub minier régional 

Réalisations

Quelques avancées sont relevées avec notamment l’identification de plus de 150  investisseurs parmi lesquels 120, ont manifesté un intérêt pour participer au processus du projet.

Une nouvelle orientation stratégique est en phase de structuration et consiste en l’aménagement et la construction du site du hub minier par des opérateurs privés.

Perspectives

Il est nécessaire pour la construction du premier hub minier, de mener des études de faisabilité technique et financière, mais également de disposer d’assiette foncière dédiée.

La mobilisation du financement va permettre la préparation d’éléments d’aide à la prise de décision des partenaires privés pressentis comme la cartographie des besoins des opérateurs miniers de la sous-région.

 

 

 

 

Mines et Fertilisants

Accélération de l’exploitation du secteur aurifère

Les objectifs fixés en 2018, étaient d’atteindre une production de 12,3 tonnes d’or dont 7,2 tonnes (t) de l’exploitation des gisements de Sabodala, 4,3 t du gisement de Mako et 0,8 t du gisement de Karakaene.

La production d’or est passée de 235 517 onces d’or (7,32 tonnes) en 2017 à 404 181 onces (12,57 tonnes) en 2018, soit une augmentation de 72% grâce à l’entrée en production de la mine de Mako de Petowal Mining Company (PMC), filiale de Toro Gold en janvier 2018 et dont les réserves sont estimées à 1 600 000 onces (49,8 tonnes).

Au titre des réalisations, la société SGO a enregistré une production record de 7,63 tonnes en 2018, représentant une hausse de 5,1% comparée à celle de 2017 grâce à l’exploitation de teneurs d’or plus élevées.

La mine de Mako a produit pour sa première année d’exploitation 156 926 onces (4,88 tonnes) tandis que la société Afrigold a produit 63 kg de son gisement de Karakaena tout en poursuivant l’extension de son usine de traitement d’or

Pour le gisement de Makabingui, la société Makabingui Gold Operations (MGO) a démarré les travaux de construction de sa mine dont les réserves sont estimées à 1 million d’onces (31,1 tonnes).

La société IAMGOLD, au terme de ses travaux d’exploration concluants, a finalisé l’étude de faisabilité du gisement de Boto estimé à 1,9 millions d’onces (59,9 tonnes) de réserves d’or. Elle a obtenu son attestation de conformité environnementale en octobre 2018.

De même la société Randgold est en voie de finalisation de l’étude de faisabilité du projet de Massawa dont les réserves sont estimées à 2,7 millions d’onces (84 tonnes) d’or.

Défis

Un défi pour l’atteinte des objectifs de production d’or résidait principalement dans la capacité de SGO à réussir l’exploitation de nouveaux gisements, notamment celui de Niakhafiri, surtout au regard de l’opposition des populations à la réalisation de ce projet.

SGO a pu trouver un accord avec les populations locales avec la mise en place concertée d’un plan de recasement des villages de Sabodala et Madina Sabodala.

La mise en œuvre du projet phare est également confrontée à la cohabitation avec l’activité d’orpaillage traditionnel qui constitue une problématique critique, non seulement en termes de risques sanitaires, sécuritaires et environnementales, mais également en termes d’obstacles au développement de l’exploitation industrielle d’or.

La stabilisation du cadre fiscal régissant les sociétés minières en phase d’exploitation constituent également un autre défi à la pleine valorisation du potentiel minier du pays.

Enfin, les lenteurs dans la restitution des crédits de TVA auxquelles font face les sociétés minières sont entrain d’être résolues par une résorption continue du reliquat et le non-paiement de TVA en vigueur depuis 2016 pour SGO.

Le secteur aurifère, un bel avenir au Sénégal

Les récentes découvertes des gisements de Mako (Toro Gold), Makabingui (Bassari Resources) et Malikoundi (IAMGOLD) associés aux travaux avancées de Massawa-Sofia (Randgold Resources) confirment que le Sénégal dispose d’un sous-sol à haut potentiel minier. La stabilité géopolitique du Sénégal et son nouveau code minier de 2016 constituent une attraction de choix pour les investisseurs du secteur minier.

De plus, le pays regorge de ressources humaines expérimentées pour l’exploration et l’exploitation minières, issues en grande partie de géologues diplômés de l’Institut des Sciences de la Terre (IST) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Cet institut a la fierté de compter parmi ses alumnis son Excellence Macky Sall, Président de la République du Sénégal (http://www.presidence.sn/ )

Tous ces facteurs combinés font du Sénégal une destination privilégiée auprès des investisseurs dans le secteur minier.

Kédougou
Mines et Fertilisants

Développement de la filière phosphates et fertilisants

La relance réussie des ICS

Le phosphate a été depuis les années 60, un des fleurons de l’industrie minière  du Sénégal. Toutefois les ICS, la principale société d’exploitation a connu des difficultés en 2012 ayant conduit à son rachat en 2014 par le groupe indonésien Indorama. Cette reprise a permis l’accroissement de la production de 750 000 tonnes en 2014, à 1 million de tonnes (Mt) en 2015 et à 1,77 Mt en 2018.

Cette hausse de la production s’explique par les investissements consentis par le repreneur, dans l’outil de production, avec notamment la réhabilitation complète des engins miniers et de l’usine de production et la construction d’une nouvelle centrale électrique de 20 MW.

Les ICS possèdent une unité de transformation du phosphate de chaux en acide phosphorique d’une capacité de 600 000 t/an. Une partie de l’acide est utilisée pour la production d’engrais pour le marché local et l’autre représentant plus de 90% de la production à l’export pour le client de l’Indoramabasée en Inde.

La bonne dynamique du phosphate

Les objectifs poursuivis en 2018 concernaient :

  • la poursuite de l’augmentation de la production des ICS,à travers l’exploitation à pleine capacité du gisement de Tobène ;
  • l’augmentation de la production de phosphates de SOMIVA à Matam et de BMCC SA à Gadd Bissik (Bambey) ;
  • l’obtention d’un permis d’exploitation pour le périmètre de Kébémer (Louga) et le démarrage des travaux de construction de l’usine de traitement par AFRIG ;
  • la poursuite des travaux d’exploration du périmètre de Ngakham-Chérif Lô (Thiès) par BMCC SA ;
  • la poursuite de l’exploitation du gisement de Lam - Lam (Thiès) par SEPHOS.

En termes de réalisations, la production des ICS en 2018 a atteint 1,77 Mt de phosphates contre 1,4 Mt en 2017, soit une hausse de 26%. La capacité de production totale est estimée à 2 millions de tonnes. La production d’acide phosphorique s’est élevée à 548 000 tonnes en 2018, sur une capacité de production totale de 600 000 tonnes.

La production du gisement de Ndendoury à Matam de SOMIVA a connu une baisse, passant de 1 111 199  tonnes en 2017 à 756 000 tonnes de phosphates en 2018. Cette réduction de la production est due au stock important de phosphates résultant de la congestion du port de Dakar.

Pour la société BMCC, la mine de Gadd Bissik, a produit 32 526 tonnes de phosphates en 2018. La société Baobab Mining and Chemicals Corporations S.A. (BMCC) a obtenu en septembre 2018 son permis d’exploitation minière autorisant la transformation de sa petite mine en une grande mine en 2018, et permettra de passer ainsi à une production de 1,5 millions de tonnes de phosphates à pleine capacité de son gisement de Cherif Lo/Ngakham.

Enfin la société AFRIG a mis en évidence un important gisement à Kébémer, estimé à 49 millions de tonnes de phosphates et a obtenu son quitus environnemental, préalable pour l’octroi d’un permis d’exploitation. Les objectifs de production annuelle sont de 600 000 tonnes de phosphates et plus de 180 000 tonnes d’acide phosphorique.

De même, la société G-PHOS a mis en évidence un autre gisement de 40 Mt de phosphates à Baïti dans la région de Thiès. Le permis d’exploitation octroyé en janvier 2018 permettra de démarrer les travaux de construction des infrastructures de l’usine en vue d’une prochaine exploitation de la mine.

La production totale de phosphate s’élève à 2,56 Mt en 2018 et les objectifs de production à 3,2 Mt en 2018.

Sécuriser les concessions minières

Le défi majeur à l’essor de l’exploitation des gisements de phosphates réside dans la sécurisation des concessions minières attribuées aux différentes sociétés et cela devrait passer par une meilleure maîtrise du cadastre minier.

A titre illustratif, l’empiètement du périmètre de recherche de la société G-PHOS sur la concession minière des ICS à Tobène fait peser un risque sur les activités de ces deux acteurs.

De même l’empiètement du tracé de Train Express Régional (TER) sur la zone d’installation de hangars d’entreposage de la SOMIVA à Diamniadio constitue un frein à l’acheminement du minerai au port.

Au-delà de ces litiges fonciers, l’absence d’un moyen de transport de masse comme le train constitue également une contrainte majeure à l’exploitation en pleine capacité des gisements situés dans la moitié Est du pays, à l’instar des gisements de la SOMIVA à Matam.

Enfin, les travaux portant sur la voie ferrée du TER ont une incidence négative par le ralentissement du transport du minerai de phosphate et du zircon au port pour l’export.

 

 

 

Mines et Fertilisants

Exploitation du ZIRCON

L’essor de l’exploitation du zircon

La société Grande Côte Operations (GCO) a démarré l’exploitation du zircon au Sénégal avec la mine de Diogo dans la région de Thiès en 2014 avec une production de 9 040 tonnes (t) de zircon. Elle a progressivement augmenté ses volumes passant de 41 836 t en 2015 à 52 627 t de zircon en 2016

La société Grande Côte Operations (GCO) s’était fixée comme objectifs, pour l’année 2018, d’atteindre 90 500 tonnes de zircon et 540 000 tonnes d’autres minerais lourds (Ilménite, Rutile, Leucoxène). L’objectif à long terme de la mine Diogo est de produire 85 000 tonnes de zircon.

A fin 2018, la production effective a été évaluée à 93 569 tonnes de zircon soit un taux de réalisation de 110% de la cible à long terme. En outre, la production des autres minerais lourds a atteint 516 543 tonnes. Parallèlement, les travaux d’exploration se sont poursuivis dans la partie Sud du périmètre de GCO en vue d’accroître les réserves.

La hausse de la production de zircon s’explique par l’exploitation plus importante d’un zircon de moyenne teneur en plus du zircon premium et standard.

S’agissant des travaux d’exploration, la société AFRIG a mis en évidence un gisement de minéraux lourds dans le périmètre Sud Saint louis et a obtenu en décembre 2018 une autorisation d’exploitation d’une petite mine de minéraux lourds (zircon, ilménite et rutile) d’une capacité de 4 000 tonnes par an.

Niafourang, l’espoir d’une nouvelle mine

 

Les travaux d’exploration ont permis de mettre en évidence des réserves de minéraux lourds estimées à 544 000 tonnes dont  74 000 tonnes de zircon à Niafourang, dans la région de la Casamance. L’objectif de production est de 63 000 T de zircon par an.

L’année 2016 a consacré l’acceptation sociale du projet par les populations de Niafourang, à travers la conclusion d’accords consignés dans un mémorandum d’entente entre les populations et le promoteur, Astron Limited. Sur cette base, l’attestation de conformité environnementale a été délivrée par le Ministère de l’Environnement et du Développement durable le 2 septembre 2016, validant ainsi l’étude d’impact social et environnemental. En conséquence, le Ministère en charge des Mines a délivré, par arrêté du 30 mai 2017, une autorisation d’exploitation de petite mine.

Dépasser les objectifs du PSE

 

La société GCO s’est fixée comme objectif en 2018 d’atteindre sa vitesse de croisière en termes de production, avec 90 500 tonnes de zircon qui dépasseront l’objectif du PSE qui est de 90 000 tonnes de zircon par an. La production est projetée à 540 000 tonnes pour les autres minerais lourds.

Dans la perspective d’exploitation du gisement de Niafourang l’Etat du Sénégal devra, à travers une communication efficace par le biais du Ministère des Mines et de la Géologie, des autorités administratives locales et de toutes les parties prenantes, bâtir un consensus fort pour l’acceptation du projet par les populations locales. La société Astron Limited pourra ainsi démarrer la construction des infrastructures et de l’usine de traitement, tout en poursuivant l’exploration sur la partie restante du permis.

L’exploitation du zircon connait un essor depuis son démarrage en 2014, passant de 41 813 tonnes en 2015 à une production record de 93 569 tonnes en 2018, soit un bond de 124%, qui dépasse l’objectif du Plan Sénégal Emergent fixé à 90 000 tonnes de zircon pour ce projet phare

La mise en exploitation attendue du gisement de Niafourang et de nouveaux gisements découverts devraient placer le Sénégal parmi les tous premiers producteurs mondiaux du zircon.

 

 

 

Mines et Fertilisants

Contact

Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent - BOS

167, Avenue Lamine Gueye x Place Soweto, Immeuble Rivonia - Dakar - Sénégal

Email : info@senegal-emergent.com

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