Bureau Opérationnel du Suivi du Plan Sénégal Emergent
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La relance réussie des ICS

Le phosphate a été depuis les années 60, un des fleurons de l’industrie minière  du Sénégal. Toutefois les ICS, la principale société d’exploitation a connu des difficultés en 2012 ayant conduit à son rachat en 2014 par le groupe indonésien Indorama. Cette reprise a permis l’accroissement de la production de 750 000 tonnes en 2014, à 1 million de tonnes (Mt) en 2015 et à 1,77 Mt en 2018.

Cette hausse de la production s’explique par les investissements consentis par le repreneur, dans l’outil de production, avec notamment la réhabilitation complète des engins miniers et de l’usine de production et la construction d’une nouvelle centrale électrique de 20 MW.

Les ICS possèdent une unité de transformation du phosphate de chaux en acide phosphorique d’une capacité de 600 000 t/an. Une partie de l’acide est utilisée pour la production d’engrais pour le marché local et l’autre représentant plus de 90% de la production à l’export pour le client de l’Indoramabasée en Inde.

La bonne dynamique du phosphate

Les objectifs poursuivis en 2018 concernaient :

  • la poursuite de l’augmentation de la production des ICS,à travers l’exploitation à pleine capacité du gisement de Tobène ;
  • l’augmentation de la production de phosphates de SOMIVA à Matam et de BMCC SA à Gadd Bissik (Bambey) ;
  • l’obtention d’un permis d’exploitation pour le périmètre de Kébémer (Louga) et le démarrage des travaux de construction de l’usine de traitement par AFRIG ;
  • la poursuite des travaux d’exploration du périmètre de Ngakham-Chérif Lô (Thiès) par BMCC SA ;
  • la poursuite de l’exploitation du gisement de Lam - Lam (Thiès) par SEPHOS.

En termes de réalisations, la production des ICS en 2018 a atteint 1,77 Mt de phosphates contre 1,4 Mt en 2017, soit une hausse de 26%. La capacité de production totale est estimée à 2 millions de tonnes. La production d’acide phosphorique s’est élevée à 548 000 tonnes en 2018, sur une capacité de production totale de 600 000 tonnes.

La production du gisement de Ndendoury à Matam de SOMIVA a connu une baisse, passant de 1 111 199  tonnes en 2017 à 756 000 tonnes de phosphates en 2018. Cette réduction de la production est due au stock important de phosphates résultant de la congestion du port de Dakar.

Pour la société BMCC, la mine de Gadd Bissik, a produit 32 526 tonnes de phosphates en 2018. La société Baobab Mining and Chemicals Corporations S.A. (BMCC) a obtenu en septembre 2018 son permis d’exploitation minière autorisant la transformation de sa petite mine en une grande mine en 2018, et permettra de passer ainsi à une production de 1,5 millions de tonnes de phosphates à pleine capacité de son gisement de Cherif Lo/Ngakham.

Enfin la société AFRIG a mis en évidence un important gisement à Kébémer, estimé à 49 millions de tonnes de phosphates et a obtenu son quitus environnemental, préalable pour l’octroi d’un permis d’exploitation. Les objectifs de production annuelle sont de 600 000 tonnes de phosphates et plus de 180 000 tonnes d’acide phosphorique.

De même, la société G-PHOS a mis en évidence un autre gisement de 40 Mt de phosphates à Baïti dans la région de Thiès. Le permis d’exploitation octroyé en janvier 2018 permettra de démarrer les travaux de construction des infrastructures de l’usine en vue d’une prochaine exploitation de la mine.

La production totale de phosphate s’élève à 2,56 Mt en 2018 et les objectifs de production à 3,2 Mt en 2018.

Sécuriser les concessions minières

Le défi majeur à l’essor de l’exploitation des gisements de phosphates réside dans la sécurisation des concessions minières attribuées aux différentes sociétés et cela devrait passer par une meilleure maîtrise du cadastre minier.

A titre illustratif, l’empiètement du périmètre de recherche de la société G-PHOS sur la concession minière des ICS à Tobène fait peser un risque sur les activités de ces deux acteurs.

De même l’empiètement du tracé de Train Express Régional (TER) sur la zone d’installation de hangars d’entreposage de la SOMIVA à Diamniadio constitue un frein à l’acheminement du minerai au port.

Au-delà de ces litiges fonciers, l’absence d’un moyen de transport de masse comme le train constitue également une contrainte majeure à l’exploitation en pleine capacité des gisements situés dans la moitié Est du pays, à l’instar des gisements de la SOMIVA à Matam.

Enfin, les travaux portant sur la voie ferrée du TER ont une incidence négative par le ralentissement du transport du minerai de phosphate et du zircon au port pour l’export.

 

 

 

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