Bureau Opérationnel du Suivi du Plan Sénégal Emergent
Contenu en cours d'actualisation

3 pôles industriels intégrés de transformation de produits de la mer

Réalisations majeures

  • Sites d’implantation des 03 pôles identifiés et assiettes foncières en cours de sécurisation.
  • Elaboration des termes de référence (TDR)pour les études de faisabilité des 03 pôles.
 
Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

PROJET PHARE PSE « Création de trois agropoles intégrés »

Réalisations majeures

La principale réalisation dans le cadre de ce projet phare est  la conduite des études de pré-faisabilités en 2015, ce qui a permis d’approfondir l’analyse des  chaînes de valeur agricoles du Sénégal, de définir le concept d’agropole, sous l’angle du Plan Sénégal Emergent et d'identifier trois (03) sites d’implantation du projet . Il s’agit de (i) la zone Nord couvrant les régions de Louga, Matam et Saint- Louis ; (ii) la zone Centre regroupant les régions de Diourbel, Fatick, Kaffrine et Kaolack et la zone Sud composée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.

Par ailleurs, l’expérimentation d’une démarche innovante de mise en œuvre accélérée de projet, avec l’assistance de spécialistes de la méthodologie Big Fast Results (BFR), mandatés par la Delivery Unit de Malaisie (PEMANDU), dans le cadre du partenariat conclu avec le Bureau Opérationnel de Suivi du PSE, a permis d’arriver à une structuration technique et financière de l’agropole Sud, avec l’implication forte attendue du secteur privé.

 Ces travaux préparatoires menés ont permis de mobiliser des partenaires techniques et financiers tels que la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Mondiale, qui ont confirmé leur intérêt à financer les projets d’agropoles du PSE. Par ailleurs, le modèle de gestion de l’Agropole Sud, les besoins en financement attendus de l’Etat et du Privé ainsi que les impacts socio-économiques ont été identifiés.

 

Opportunités offertes par les agropoles

Les agropoles vont contribuer au renforcement de l’industrialisation du Sénégal à travers les chaînes de valeur agricoles grâce à la mise à disposition d’infrastructures durables et d’équipements d’exploitation.

Dans un contexte marqué au Sénégal par des performances au plan agricole, les agropoles, en assurant une meilleure répartition des infrastructures, réduiront les disparités entre les régions et créeront les conditions favorables à des investissements vecteurs de compétitivité.

Prochaines Etapes


 

Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

Restructuration de la filière arachide

La production d’arachide a plus que doublé entre entre 2012 et 2018, passant de 692 572 tonnes en 2012 à 1 432 086  tonnes en 2018, soit une  augmentation de 107%.

Le rendement moyen est de 1,1 tonne à l’hectare en 2017 sur un objectif de 1,3 tonne à l’hectare, soit un taux de réalisation de 86,6%. Le rendement moyen a enregistré une hausse de 38% par rapport à 2016.

La production arachidière a enregistré un bond significatif grâce aux mesures d’accompagnement engagées par l’Etat, notamment :

  • La mise à disposition de 55 000 tonnes de semences certifiées issues du programme national de reconstitution du capital semencier, soit un taux de réalisation de 137,5% par rapport à l’objectif de reconstitution du capital semencier fixé à 40 000 tonnes ;
  • La découverte et l’utilisation de 10 nouvelles variétés performantes, grâce à la recherche (ISRA) ;
  • La facilitation de l’accès aux facteurs de production, avec une subvention de 4,9 milliards de francs Cfa sur les intrants et de 2 milliards de francs Cfa sur le matériel agricole

Les quantités collectées par les huiliers s’élèvent à 153 322 tonnes pour la campagne 2016 /2017 contre 46 061 tonnes pour la période 2015/2016.

Les exportations d’arachide sont passées de 77 589 tonnes en 2014 à 123 176 tonnes en 2017, soit une hausse de 59%, grâce à la signature, en 2014, d’un protocole avec la Chine, fixant des prix incitatifs à l’export (370 FCFA le kilogramme en 2015, 457 FCFA en 2016 et 471 FCFA en 2017) et une meilleure organisation de la filière.

 

La valorisation de l’arachide en huile raffinée devrait connaître une relance avec la reprise de la SUNEOR par l’Etat en Octobre 2015 (rebaptisée SONACOS SA). En effet, la SUNEOR avait collecté 7 000 tonnes d’arachide en 2015 (pour une capacité de trituration de 300 000 tonnes). En 2016, la SONACOS a collecté 100 000 tonnes de graines (soit 60% de la collecte des huiliers) et a reçu un financement de la Banque islamique de développement (BID) pour collecter 250 000 tonnes d’arachide pour la campagne 2017-2018.

Ainsi, l’ouverture du marché à l’exportation et la signature, le 13 Mars 2018,  du protocole Etat/huiliers/commerçants portant sur la production et la commercialisation de 100 000 tonnes d’huile d’arachide (300 000 d’arachide en coque) couplé à la régulation des huiles importées devraient placer la filière dans une perspective de croissance durable.

 

Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

Développement accéléré de l’aquaculture

Réalisations majeures

Le taux d’avancement global du projet phare est de 4%, représentant une production annuelle en 2018 de 1 108 tonnes sur une production attendue de 50 000 tonnes en 2023.

En termes de réalisations majeures, il a été enregistré des améliorations dans la mise en place des infrastructures de production de l’Aquaculture et la stratégie de développement de l’Aquaculture, avec notamment :

  • la réalisation de Pôles aquacoles dans les régions de Sédhiou et Matam,
  • l’acquisition d’unités de fabrication d’aliments flottantes à proximité des zones de production, notamment à Saint-Louis, Sédhiou, Kédougou et Fatick ; et
  • la création d’une société privée dénommée « Aquapôle » avec un capital de 100 millions FCFA pour le développement de fermes piscicoles industrielles à l’échelle nationale.
  • la mise en service de la ferme privée SEAAN (capacité annuelle de 108 tonnes) à Fimela, dans la région de Fatick
  • la mise en service d’une unité semi-industrielle de fabrication d’aliments de poisson à Fatick.
  • l’encadrement de près de 200 promoteurs aquacoles par l’Agence nationale de l’Aquaculture.

 

Pôle aquacole de Sédhiou (capacité annuelle de 180 tonnes),

Structure : Agence nationale de l’Aquaculture (ANA)

Description : ce pôle vise à promouvoir l’entreprenariat aquacole en mettant à la disposition de privés et GIE des étangs pour exploitation. Il est composé de :

  • 40 étangs de 1000 m2 et 10 de 600 m2 réceptionnés 
  • une unité de fabrique d’aliment installée
  • un local administratif
  • un hangar de stockage d’aliments et clôture

Ambition : production annuelle de 108 tonnes de poisson ; création de 174 emplois

 

Localisation : Sédhiou, Commune de Diendé

Ferme privée SEAAN (capacité annuelle de 108 tonnes) à Fimela, dans la région de Fatick et la mise en service d’une unité semi-industrielle de fabrique d’aliments de poisson à Fatick.

Structure : SEAAN

Ambition : production annuelle de 50 tonnes de poisson ; aliments

Description :

Localisation : Fatick, NdanganeSambou

Image ferme étang piscicole de la ferme de SEAAN

Ferme de DiamaMaraye

Structure : Agence Nationale de l’Insertion pour le Développement de l’ANIDA

Ambition : production annuelle 500 tonnes de poisson ;

Description :

Localisation : Maray, Commune de Diama

Unité aquacole desDAC de ITATO et de Séfa

Structure : Programme des Domaines Agricoles Communautaires (PRODAC)

Description :

  • Ambition en 2018 :

    • une Ecloserie
    • 14 étangs de 800 m2
    • une fabrique d’aliments flottants
    • un entrepôt servant au stockage des produits agricole pour la fabrique d’aliment de poisson;
    • une chambre froide d’une capacité pour la conservation du poisson;
    • une écloserie d’une capacité de 5000000 d’alevins;
    • 20 étangs de pré-grossissements;
    • 20 étangs de grossissements;

Localisation : ITATO(Kédougou) et SEFA (Sédhiou)

Aquapole : Réalisation de Fermes industrielles d’une capacité cumulée à terme, de 10000 T/an

Structuration du projet : Fonds Souverain d’Investissements Stratégiques (FONSIS)

Assistance technique : Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA)

Assistance institutionnel : Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent (BOS PSE)

Ministère de Tutelle sectoriel : Ministère des Pêches et de l’Économie maritime (MPEM)

Objectif général : Asseoir un environnement économique et technique favorable au développement de l’Aquaculture par :

  • la structuration de projets d’investissements aquacoles;
  • la réalisation de fermes aquacoles industrielles marines et continentales;
  • l’atteinte à terme, d’une production annuelle de 10 000 tonnes de poissons marchands;
  • l’accessibilité d’un aliment à un prix compétitif et de qualité, grâce à l’installation d’usines aux normes internationales portées par le secteur privé;
  • la diffusion de techniques et technologies nouvelles;

Localisation : Diakhanor dans la commune de Palmarin, pour la ferme marine et Diael (en cours de sécurisation) et Bokhol, pour la ferme industrielle continentale.

Projet Phare en image :

 

Figure 1 : Maquette ferme d’eau douce à Bokhol (Dagana)

Figure 2 : Maquette ferme marine à Palmarin

  • une écloserie de production d’alevins;
  • 80  unités de pré grossissement et de grossissement;
  • une unité de  fabrique d’aliments à ITATO;
    • produire 1 200 Tonnes de poissons (espèces tilapia et clarias) au niveau des deux stations piscicoles (600 Tonnes par station) avec deux cycles de production durant l’année ;
    • enrôler 600 personnes (jeunes et femmes) au niveau des deux stations piscicoles de SEFA et ITATO avec 20 GEA (Groupements d’Entrepreneurs Agricoles);
    • réaliser un chiffre d’affaire de 1,8 milliard de francs Fcfa durant l’année 2018;
    • la structuration de projets d’investissements aquacoles;
    • la réalisation de fermes aquacoles industrielles marines et continentales;
    • l’atteinte à terme, d’une production annuelle de 10 000 tonnes de poissons marchands;
    • l’accessibilité d’un aliment à un prix compétitif et de qualité, grâce à l’installation d’usines aux normes internationales portées par le secteur privé;
    • la diffusion de techniques et technologies nouvelles;
Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

100 à 150 projets d’agrégation ciblés sur les filières HVA - élevage

Réalisations majeures

Filières agricoles à Haute valeur ajoutée (HVA) :

  • Exportations : pour la campagne 2017-2018, elles ont enregistré une hausse de 15,27% par rapport à la campagne précédente, atteignant 122 417 tonnes, soit un taux de réalisation de 77% par rapport à l’objectif annuel.
  • Autosuffisance en oignon : La production d’oignon s’élève à 428 615 tonnes en 2018 sur un objectif initial de 350 000 tonnes, soit un taux de réalisation de 122% de l’objectif fixé, permettant ainsi une couverture de huit (8) mois des besoins de consommation nationale.
  • Pomme de terre : la production de pomme de terre en 2018 a atteint 140 000 tonnes, traduisant une augmentation de 18 % par rapport à la campagne précédente.
  • Réalisations physiques majeures:
    • Réalisation de 221 fermes agricoles Naatangué et 7 Aires Agricoles Emergentes par l’ANIDA ;
    • Sécurisation de 36 870 ha (19 364 ha d’offres foncières, 17 506 ha de parcelles régularisées) et 18 milliards d’engagements d’investissements de la part des promoteurs privés sélectionnés par le PDIDAS.

Dynamique de l’horticulture : Grand bond en avant

Evolution des productions horticoles (en Tonnes) 2011/2012 à 2016/2017

 

2011 - 2012

2012 - 2013

2013 - 2014

2014 - 2015

2015 - 2016

2016 - 2017

Légumes

675 000

710 000

741 925

886 930

953 310

1 083 399

Fruits

230 000

240 000

253 075

246 500

253 500

237 000

Total fruits et légumes

905000

932000

995 000

1 133 430

1 206 810

1 320 399

Evolution des exportations (en Tonnes) 2012 à 2017

Le pari de la subvention

 

Les bonnes performances enregistrées pour les filières oignon et pomme de terre sont dues pour l’essentiel à :

  • l’augmentation de la quantité des semences de pomme de terre subventionnées  qui est passée de 14 1445 tonnes en 2017/2018 à 20 000 tonnes en 2018/2019 ;
  • l’accroissement de la quantité d’engrais subventionnés qui est passée de  10 000 tonnes en 2014/2015 à 17 600 tonnes en 2017/2018) ;
  • l’amélioration de la qualité de la production grâce au renforcement des capacités des acteurs;
  • le gel temporaire des importations d’oignon et de pomme de terre.

 

Filières d'élevage ciblées:

Les réalisations portent essentiellement sur :

 

  • la clôture du Ranch de DOLLY sur une longueur de 120 kilomètres d’un montant de 6,5 milliards de FCFA et l’implantation par le PUDC d’un forage à grand débit (200 m3/ heure) doté d’un château d’eau d’une capacité de 1.000 m3;
  • la réhabilitation/construction de 100 laiteries et de 16 centres de collecte de lait;
  • l’installation de deux (2) plateformes énergétiques laitières ;
  • l’importation de 1 590 bovins à haut potentiel laitier grâce à un partenariat entre le Ministère chargé de l’Élevage et l’Association Nationale pour l’Intensification de la Production laitière au Sénégal (ANIPL) ;
  • la dotation des acteurs en matériel et équipement ;
  • la structuration de la société de génétique animale, dans le cadre d’une convention entre le MEPA, le Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS) et le Bureau opérationnel de suivi du Plan Sénégal Emergent (BOS), pour la production de métisses productives et adaptées en vue de renforcer la compétitivité des filières animales ;
  • le démarrage des travaux de construction du centre de formation de référence aux métiers de l’aviculture;
  • l’élaboration de six (6) programmes de formation pour six (6) métiers de l’aviculture selon l’approche par compétence (APC);
  • la certification de la première cohorte de 189 apprenants dans le cadre de la mise en oeuvre du Projet de Formation pour l’Employabilité et la Compétitivité (FPEC).

Bonne dynamique des filières animales

 

  Evolution des productions avicoles (viande et oeufs de consommation)

 

Evolution de la production nationale de lait et de la contribution des différents types d’élevage

 

 

 

Sous – composante lait :  la production laitière est évaluée en 2018 à 244 millions de litres pour un objectif de 277 millions, soit un taux de réalisation de 88%. Par rapport à l’objectif global de production à l’horizon 2025 fixé à 555 millions de litres, le taux d’avancement se situe à 44% en 2018.

 

Sous - composante aviculture industrielle : les productions de l’aviculture industrielle sont estimées, en 2018, à 70 036 tonnes de viande et 706 millions d’unités d’œufs de consommation, soit un taux de réalisation des objectifs de 102% et 96% respectivement pour la viande et les œufs.

Par rapport à l’objectif global de production à l’horizon 2025 fixé à 116 000 tonnes de viande et 1 102 millions d’unités d’œufs de consommation, les taux d’avancement se situent respectivement à 60% et 63% en 2018.

 

Aviculture : véritable filière émergente

A la faveur de la mesure d’interdiction des produits avicoles en vigueur depuis 2005, l’implication du secteur privé à travers des investissements structurants, notamment les couvoirs, fermes de reproducteurs et usines d’aliments, a contribué à l’essor de cette filière grâce à l’augmentation du cheptel avicole et à l’amélioration des conditions de production.

Amélioration génétique raisonnée et développement des cultures fourragères pour une filière laitière compétitive

Au regard des investissements nécessaires à l’essor de la filière laitière sénégalaise, l’amélioration génétique et le développement des cultures fourragères constituent, entre autres, un levier essentiel pour une meilleure productivité.  A ce titre, l’option du développement de l’insémination artificielle et d’introduction d’animaux à haut potentiel alliée à l’exploitation optimale des races locales favorise une dynamique entrepreneuriale des acteurs.

Les performances enregistrées au niveau du système intensif avec l’importation d’un millier de  génisses gestantes dans le cadre d’un partenariat public – privé et l’élevage de métisses constituent une parfaite illustration de par leur contribution à la production nationale de lait qui passe de 16% entre 2008 - 2012 à 41% sur la période 2014 - 2018.

Défis

  • Lait : le défi majeur demeure la mobilisation d’investissements du secteur privé qui reste tributaire de l’environnement notamment un régime fiscal favorable et l’accès et la sécurisation du foncier. Toutes mesures qui contribueront à rendre la filière du lait local compétitive par rapport au lait en poudre importé.
  • Aviculture : le maintien de la dynamique amorcée par la filière avicole requiert la consolidation de la maitrise de la situation zoo-sanitaire et la professionnalisation des acteurs dans la perspective d’une structuration d’une filière compétitive. Pour ce faire, les facteurs déterminants du succès résident dans la mise à niveau de la filière par l’application de mesures règlementaires, le renforcement des capacités techniques des acteurs pour l’amélioration continue de la qualité des produits avicoles.

Prochains jalons clés

 
Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

Trois Corridors céréaliers

Sur la période 2013 et 2018, la production céréalière a plus que doublé, passant de 1 270 937 tonnes à 2 732 109 tonnes, soit une hausse de 118%.

Riz :

La production a plus que doublé entre 2012 et 2018, passant de 469 649 tonnes de riz paddy à  1 132 795 tonnes en 2018, soit une hausse de 142%.

 

Cette  hausse de la production s’est réalisée grâce à l’extension notoire de la culture du riz dans les zones centre, sud et sud-est du pays et à la mise à disposition de semences certifiées pour le riz pluvial. Les rendements sont passés de 600 kg/ha à 1 200 kg/ha pour le pluvial strict et à 4 500 kg/ha pour les bas-fonds. Ainsi, en 2018, la production de riz pluvial s’élève à 653 371 tonnes, soit 58% de la production nationale.

Cette performance est due aux efforts de l’Etat à travers le PRACAS. De 2014 à 2017, les investissements publics mobilisés dans le cadre du programme d’autosuffisance en riz s’élèvent à 149 Mds FCFA dont 60 Mds provenant de l’Etat du Sénégal et 89 Mds des partenaires techniques et financiers.

Ces investissements ont permis de lever des contraintes majeures sur l’ensemble de la chaîne de valeur avec notamment :

  • Des travaux d’aménagement portant sur 48 443 ha dont 13 311 ha de nouveaux aménagements;
  • L’amélioration de la maîtrise de l’eau (acquisition de 1 258 groupes motopompes et équipements pour 10 stations de pompage);
  • L’amélioration de la mécanisation (1 032 tracteurs et 80 moissonneuses batteuses);
  • L’amélioration de la transformation (50 rizeries installées dans la Vallée du Fleuve Sénégal contre 26 en 2012 et installation d’une rizerie à Anambé);
  • L’amélioration des conditions de stockage (113 magasins d’une capacité de 32 350 tonnes et 110 tentes bâchées);
  • La mise à disposition de 7 020 tonnes de semences de riz certifiées pour le pluvial;
  • L’annulation de la dette des producteurs pour un montant de 11 milliards en 2014;
  • L’augmentation des crédits alloués par la CNCAS qui sont passés de 4,9 Mds en 2012 à 9,3 Mds en 2016;
  • La mise à disposition d’un fonds de commercialisation de 5 milliards et la mise en place d’un dispositif de commercialisation du riz local adossé à une régulation des importations et l’arrêt des importations de riz entier.

Contribution des zones de production rizicoles :

Le riz est principalement cultivé dans la Vallée du Fleuve Sénégal, les zones Sud et Sud Est et la zone Centre. La riziculture irriguée est pratiquée principalement dans la Vallée du Fleuve Sénégal et dans le Bassin de l’Anambé et la riziculture pluviale dans les zones Sud, Sud Est et Centre.

Le riz pluvial enregistre de bonnes performances avec une production de  535 989 tonnes en 2017, soit 52,8% de la production totale, dépassant ainsi la production du riz irrigué en 2017 (alors que sa contribution devait être de 40% contre 60% pour le riz irrigué).

La riziculture irriguée dans la Vallée du Fleuve Sénégal (VFS) :

La production de riz paddy est passée de 352 836 tonnes de riz paddy en 2012 à 454 440 tonnes en 2017, soit une hausse de 29%. Cette performance est due aux efforts de l’Etat dans le cadre du PRACAS I (2014 – 2017), avec :

  • La réalisation de 11 655 ha de nouveaux aménagements, la réhabilitation de 6331 ha et la réfection de 18 000 ha ;
  • La disposition des producteurs de la vallée du matériel subventionné à hauteur de 60% composé de : (i) 171 tracteurs, (ii) 50 Moissonneuses-batteuses (iii) 95 batteuses ASI et (iv) 149 offsets. Cette dotation a permis d’atténuer l’insuffisance du matériel pour les façons culturales, des équipements de récolte et de battage ;

  • La fourniture et l’installation de 1073 Groupes Motopompes pour assurer la disponibilité de l’eau au niveau des périmètres irrigués ;
  • La construction de 43 magasins de stockage pour une capacité totale de 15 700 tonnes de riz paddy et l’acquisition de 50 tentes bâchées pour un volume global de l’ordre de 16 500 tonnes de riz paddy.

La riziculture pluviale

Elle a enregistré des performances record en passant de 110 064 tonnes de riz paddy en 2012 à 535 989 tonnes en 2017 soit une augmentation de 387%. Cette performance est due à :

  • L’intervention des structures du MAER (la contribution de la SODAGRI est de 179 347 tonnes en 2017) et des projets et programmes tels que le Programme pôle de développement de la Casamance (PPDC), le Projet d’appui à la production durable du riz pluvial (PRIP), le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (PADAER) et le Projet de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS) ;

  • La mise à disposition, à temps, de semences riz de certifiées, notamment les variétés de type NERICA dans les zones de riziculture pluviale ainsi que la mise en place d’engrais, de produits phytosanitaires et de matériel agricole subventionné. La subvention des semences de riz pluvial à hauteur de 3,4 milliards de francs FCFA  pour la campagne 2016 ;

  • La mise à disposition de matériels agricole ;

  • Le déploiement d’un important dispositif de conseil agricole et rural à travers l’ANCAR ;

  • L’augmentation de la couverture du crédit agricole.

Au plan national :

  • La reconduction, en 2016, du protocole d’accord sur la commercialisation du riz local de mars 2015 liant les importateurs distributeurs, les producteurs et les riziers, les acteurs du système financier et la SAED. Ce protocole est un instrument pour une meilleure commercialisation du riz local et pour la régulation des importations de riz en fonction de la production locale ;
  • L’arrêt des importations de riz entier ;
  • La systématisation de l’approvisionnement des structures de l’Etat en riz à partir de la production locale ;
  • La suppression de la prime fixe appliquée sur les consommations d’électricité par les exploitants agricoles durant la période hors activité ;
  • La reconduction du fonds de commercialisation du riz, d'un montant de 5 milliards de francs FCFA.

Mil et maïs:

La production de mil est passée de 408 993 tonnes en 2014 à 827 601 tonnes en 2018 tonnes, soit une hausse de 102%. Quant à la production de maïs, elle est passée de 178 732 tonnes en 2014 à 476 621 tonnes, soit une hausse de 166%.

Les bonnes performances des filières mil et maïs résultent principalement de la mise en place de semences certifiées entraînant la hausse des rendements, l’extension des superficies emblavées et la structuration complète de ces filières, avec la mise en place de deux plateformes fonctionnelles.

En vue de faciliter la substitution de la farine de blé par la farine de céréales locales, le Gouvernement du Sénégal a promulgué  le décret n° 79-665 bis du 7 juillet 1979, rendant obligatoire l’incorporation de 20% de farine de mil dans la fabrication du pain. Depuis, de nombreux programmes appuient cette initiative du Pamiblé.

Dans ce cadre, la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (FNBS) a reçu, le 06 février 2015, 150 pétrins d’une valeur de 450 millions de FCFA pour l’incorporation des céréales locales dans la fabrication de pains et de viennoiseries. L’estimation de 50.000 tonnes de céréales locales à incorporer dans la fabrication du pain permettrait une économie de sept milliards FCFA.

 
 
 
Agriculture, produits de la mer et agro-alimentaire

Contact

Bureau Opérationnel de Suivi du Plan Sénégal Émergent - BOS

167, Avenue Lamine Gueye x Place Soweto, Immeuble Rivonia - Dakar - Sénégal

Email : info@senegal-emergent.com

Scroll To Top